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By: miseajourlaforgemoderne On: mars 08, 2016 In: Uncategorized Comments: 0
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Les 30 glorieuses nous ont tourné le dos depuis belle lurette, mais tel le paquebot, la société civile a l’inertie des grands navires. Nous avons du mal à faire le deuil d’une époque où croissance rimait avec bonheur. Ces femmes opulentes qui ont fait le bonheur de nos parents nous ont tourné le dos, leur visage souriant n’est plus qu’un vague souvenir. Accrochée aux mamelles généreuses de la croissance, toute une génération de baby-boomer n’a pas senti arriver le retour de bâton, avec la crise énergétique, la destruction de l’emploi industriel, la perte des savoir faire, la pollution  …. aujourd’hui, c’est la gueule de bois.

A l’heure des doutes et des peurs, le parfum diffus de la nécessité d’un changement de paradigme flotte dans l’air. La plupart de nos concitoyens ont les naseaux qui frémissent, à l’affût d’une nouvelle donne, d’un changement, de lendemains plus prometteurs.

Il n’est pas simple de savoir où aller, qui suivre, comment faire. Pour rester sur la seule question de ce que l’on se met dans la panse, au coeur de notre organisme, des émissions telles que Cash investigation sur l’utilisation des pesticides, ou des scandales comme celui de la viande de cheval que l’on a vendu pour du boeuf ont été des électrochocs. Mais en même temps qu’ils ont renforcé l’envie de changement, ces affaires ont ajouté au sentiment d’impuissance, de peur et de trouble.

Quelle position tenir ? Comment réagir ? Être acteur, ou subir ? Mettre un bulletin dans une urne, intégrer un parti, aller à Lourdes, se payer les services d’un sorcier vaudou ? On peut décider d’en rire, en avançant que grâce aux industriels, nos enfants font ce que nous parents nous ont toujours dit « il faut manger de tout … même du cheval » ! Le cheval, passe encore, les pesticides, je suis moins fan.

À la forge moderne, nous pensons que la solution des enjeux sociaux et environnementaux, est avant tout économique. Que le changement passera par une profonde remise en question de modes de consommation qui ont montré leurs limites. Et ceci en travaillant de façon plus transversale.

C’est cette nécessité du changement qui met l’innovation au coeur des préoccupations de tous les cadres qu’ils soient politiques, entrepreneuriaux, ou acteurs de la vie civile. Le changement est devenu une obligation, ce n’est plus un luxe.

En effet, si le terme d’innovation est utilisé à toutes les sauces et donc très largement galvaudé, le plus souvent, dans la pratique, cette innovation se réduit à la sortie sur le marché d’un gadget supplémentaire, participant ainsi à un système qui fait le malheur du collectif. Plus rares sont les innovations qui sont en mesure de réformer, d’opérer une nécessaire transition.

À la forge moderne, nous avons décidé d’agir, et de mettre au coeur de nos actions la notion d’innovation, celle qui est portée par des valeurs, des envies, des espoirs. Certains diront bobos, voir écolos pour les moins méprisants d’entres eux, peu nous importe, sinon l’envie d’être acteur d’un changement, à notre petit niveau.

L’innovation, on la fait ! Et nous comptons la faire avec tous les acteurs de bonne volonté, qu’ils soient publics, privés, locaux où extra-terrestres. Pour résumer, le changement, c’est l’affaire de tous. On ne peut plus mettre tous nos espoirs dans des structures verticales. Un avenir meilleur par l’innovation sera forcément collaboratif

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